" L’année commence bien" ! C'est certainement la réflexion que s'est fait Valérie Fourneyron à la suite de l'occupation par des militants et soutiens de l'association "Droit Au Logement" de la salle du conseil municipal hier soir.
Pendant une heure et demie, les militants ont pratiqué une partie de bras de fer pour faire plier la candidate du "coeur" de Mars 2008. Celle qui, pendant la campagne qui lui valu son élection au fauteuil de Maire, soutenait la veuve et l'orphelin à tour de bras à chaque réunion publiques et qui n'hésite pas à faire vibrer ses cordes vocales de quelques petits trémolos savamment placés pour sensibiliser les foules sur la dureté de la vie pour beaucoup ou alors sur l'inadmissible condition de vie des plus démunis dans sa ville, celle-là même a présenté un tout autre visage lorsqu'il a fallu gérer les revendications des véritables représentants des plus démunis.
Ils étaient en nombre! Une centaine. Ils assistaient hébétés mais très motivés à une scène à laquelle ils ne s'attendaient vraiment pas. La scène ? C'est tout simplement le refus catégorique du Maire de s'occuper du dossier de ces familles en détresse logeant actuellement dans un appartement vide réquisitionné par les militants du D.A.L .
Pendant 30 minutes, les échanges entre le porte-parole du D.A.L et le Maire de Rouen seront vif. Valérie Fourneyron ne cède pas et s'entête à refuser de s'occuper d'un dossier qui est du ressort de l'Etat selon elle. La première magistrate de la commune quittera même la salle du conseil municipal constatant le refus des militants à évacuer les lieux après s'être exprimés.
Assurément, Valérie Fourneyron était dépassée par les événements et préféra rompre le face à face plutôt que de plier. "Dans ces cas là, on est véritablement recroquevillé derrière sa fierté " me dira au téléphone un compagnon politique, ancien adjoint élu de Tourcoing qui connu aussi en 1995 une situation similaire.
A quoi pensait Valérie Fourneyron à ce moment là ? Celle qui débuta sa carrière politique chez les jeunes Giscardiens et qui s'engagea tardivement au sein du parti socialiste pour revêtir l'habit politique de la défense des plus fragiles dans la société, semblait dépassée par le contexte.
Du concept philosophique et politique à la réalité de terrain, il y a parfois un fossé que des élus ont apparemment emprunté.
Les enjeux de pouvoir et la priorité à la carrière personnelle ont peut-être pris le pas sur l'humanisme du personnage qui reviendra dans l'arène, sonnée, en annonçant sa reddition face aux demandes légitimes des représentants des sans logis qui ont obtenu "non sans mal" (dira l'un d'en eux) l'engagement de Valérie Fourneyron de se revoir Lundi pour travailler au cas par cas sur la question.
Affaire à suivre
A lire aussi :
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
1. Par Fred Quillet le 2012-05-16
Les articles sont complémentaires. ici, nous traitons des aspects politiques d'un événement. Hier l'absence ...
2. Par philippe le 2012-05-16
Bonjour, Étiez vous présent au même débat public que la rédactrice de Grand Rouen ? les deux articles ...
3. Par fred Quillet le 2012-05-13
Même si votre commentaire ne va pas en ma faveur, je le trouve très intéressant et pertinent. Que ...
4. Par Fernand le 2012-05-13
Pourquoi faire autant de publicité à ce site, puisque vous dites qu'il n'intéresse personne ? Et que ...
5. Par Denis le 2012-05-13
Merci.